De son côté, le général républicain Grouchy sort le 29 septembre de Sainte-Hermine avec 4 000 hommes et entre le lendemain dans Belleville sans rencontrer de résistance[279]. Mais privées de soutien, les forces de d'Elbée et Bonchamps ne peuvent espérer empêcher la retraite des républicains sur Nantes et sont repoussés. - La Petite Histoire - Duration: 18:11. Les Vendéens se portent alors vers la Normandie en passant par Dol-de-Bretagne, Pontorson et Avranches. Du 16 décembre 1793 au 27 février 1794, les noyades de Nantes font 1 800 à 4 860 morts[157],[155]. Progressivement désignés par le nom de « Vendéens », les insurgés établissent en avril une « Armée catholique et royale » qui remporte une succession de victoires au printemps et à l'été 1793. Elle tire son nom d'un vent de nord-ouest (noroît), froid et humide, qui souffle en rafale sur l'ouest de la France, le vent de Galerne ou gwalarn , en breton. Le 11 avril, Berruyer, parti de Saint-Lambert-du-Lattay, arrive à Chemillé où il rencontre les forces de d'Elbée. Le 3 mai, le général Quétineau doit abandonner Bressuire, laissant derrière lui un riche dépôt de munitions et des prisonniers, parmi lesquels Louis de Lescure et Bernard de Marigny qui se joignent à l'armée[82]. Baco de la Chapelle stood on a dustcart that he called the 'chariot of victory' to urge the people on, even after he had been wounded in the leg. » C'est un mot que Lemkin avait d'abord créé en polonais en 1943 : ludobójstwo (de lud, qui veut dire peuple, et zabójstwo, qui signifie meurtre)[358]. Mais ils sont écrasés trois jours plus tard par une contre-attaque vendéenne, des centaines de soldats sont faits prisonniers. Bien que mal mené, le raid républicain empêche cependant les Blancs de tenter un second assaut contre Nantes. Le 17 décembre, les dernières troupes anglaises et émigrées évacuent l'île[283]. Charette se replie et quitte le Marais breton pour rejoindre l'armée d'Anjou. À partir d'octobre, des cantons entiers remettent leurs armes et font leur soumission à la République[294],[281]. Les villes de Fontenay-le-Comte, Thouars, Saumur et Angers sont brièvement envahies, en revanche les Vendéens échouent devant Nantes. De même, en 2007, évoquant la mémoire persistante de la guerre de Vendée, marquée par le succès du Puy-du-Fou, Mona Ozouf et André Burguière notent : « Morceau de choix pendant longtemps dans le débat entre gauche et droite à propos de la Révolution, l'épisode vendéen ne faisait plus recette quand un essai publié à la veille du bicentenaire, qui n'apportait rien de neuf sinon l'accusation de « génocide », a rallumé la guerre entre historiens ; une guerre étrangement déphasée au moment où les célébrations se déroulaient dans un climat de consensus festif. 0. Le 31 décembre, il tente une diversion et s'empare de Machecoul, mais les républicains contre-attaquent et reprennent la ville deux jours plus tard. In the north, on 22 March, another Republican force was routed near Chalonnes-sur-Loire.[23]. La définition tirée du dictionnaire le petit Robert est la suivante : « destruction méthodique d’un groupe ethnique, et par extension : extermination d’un groupe important de personnes en peu de temps. De son côté, en 1992, Jacques Dupâquier évalue les pertes républicaines à 30 000 morts[354]. The War in the Vendée (1793; French: Guerre de Vendée) was a counter-revolution in the Vendée region of France during the French Revolution. Le 1er décembre 1794, plusieurs députés du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vendée présentent un exposé dans lequel ils dénoncent les massacres des populations civiles et préconisent une amnistie préalable des insurgés et de leurs chefs[227],[228]. Thierry Trimoreau (sous la direction de) : La dernière modification de cette page a été faite le 27 décembre 2020 à 18:09. Le 4 avril, une « armée d'Anjou » et une « armée du Poitou et du Centre » sont établies[63]. En 1986, Reynald Secher fait paraître La Vendée-Vengé, Le génocide franco-français[348], ouvrage dans lequel il étudie les rapports entre la Révolution et les Vendéens depuis 1789 et s'efforce de faire le bilan de la répression de l’insurrection vendéenne, en tentant d'obtenir le rapport entre les naissances dans les années 1780 et celles dans les années 1800 et en essayant de répertorier les destructions et reconstructions. À vrai dire, avait-elle jamais disparu ? Mais beaucoup de soldats-paysans choisissent de rentrer chez eux et l'Armée catholique et royale se désagrège au fur et à mesure de son avancée loin du bocage. What did was the forced conscription. Le 16 janvier 2013, Lionnel Luca dépose un texte, cosigné par Véronique Besse (MPF, Vendée), Dominique Tian (UMP, Bouches-du-Rhône), Alain Lebœuf (UMP, Vendée), Alain Marleix (UMP, Cantal), Yannick Moreau (UMP, Vendée), Philippe Vitel (UMP, Var) et Marion Maréchal-Le Pen (FN, Vaucluse)[396],[397]. Une « deuxième guerre de Vendée » éclate cependant peu après, en juin 1795, après le début du débarquement de Quiberon. Guerres de Vendée – Le génocide vendéen. Le plan de Turreau concerne le territoire de la Vendée militaire, qui comporte 735 communes, peuplées au début de la guerre de 755 000 habitants[190]. During the retreat, the extended columns fell prey to Republican forces; suffering from hunger and disease, they died in the thousands. The Vendéens proved unable to take the bridge for six hours, until Louis Marie de Lescure (fighting in his first battle) showed himself alone on the bridge under enemy fire and encouraged his men to follow him, which they did, crossing the bridge. Towns and cities were also renamed, but at heart, in villages and farms, the old names remained the same. En 2007, Michel Vovelle précise : « Cela ne justifie pas pour autant les massacres mais permet de les qualifier, en les inscrivant plutôt dans l'héritage de la guerre cruelle "d'ancien style", telle que la dévastation du Palatinat opérée un siècle plus tôt par Turenne pour la gloire du Roi-Soleil, dont les Rhénans ont gardé le souvenir. Trois commissions militaires sont mises en place en Ille-et-Vilaine. Il reprend la question du décret du 1er août 1793 prévoyant la « destruction de la Vendée », et le rapport de Barère qui affirme : « Détruisez la Vendée et Valenciennes ne sera plus au pouvoir des Autrichiens. Jean-Clément Martin, La Terreur, part maudite de la Révolution, coll. Le lendemain, les républicains attaquent la ville. Les républicains perdent 4 000 hommes tués ou blessés et s'enfuient en direction d'Angers. Since they were seen, in a way, that they were carrying anti-revolutionary babies, they were seen as primary targets. Historien du radicalisme, Samuel Tomei analyse les attaques récentes contre « les mystifications de la mémoire républicaine », au nom d'un « devoir de mémoire envers les peuples opprimés par une République colonisatrice amnésique » et « envers les peuples corsetés par une République jacobine. Les prisonniers républicains sont relâchés après avoir prêté le serment de ne plus combattre l'Armée catholique et royale[90]. Fin mars, la « Vendée militaire » est pour une bonne part dessinée : le territoire insurgé comprend le sud du département de la Loire-Inférieure (ancienne province de Bretagne), le sud-ouest du département du Maine-et-Loire (ancienne province d'Anjou), le nord du département de la Vendée et le nord-ouest du département des Deux-Sèvres (ancienne province du Poitou)[59]. Ces mots d'ordre sont dus au maintien du poids des impôts et des fermages, à l'aggravation du sort des métayers, à l'incapacité des petites élites rurales à acheter des biens nationaux, accaparés par les élites urbaines, à la perte de l'autonomie des petites communes rurales face aux bourgs, où sont installés les pouvoirs politique (le district) et économique, aux atteintes de la Constitution civile du clergé, aux libertés des communautés, qui défendent leur prêtre et leurs cérémonies religieuses. Puis, une nouvelle période de calme relatif s'engage à l'automne[223]. Le 3 octobre, Sapinaud reprend les hostilités et s'empare de Mortagne-sur-Sèvre[277]. L'insécurité demeure cependant. Le 21 février 2007, neuf députés français de droite, se fondant explicitement sur les travaux de Reynald Secher et de Michel Ragon, ont déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale visant à la « reconnaissance du génocide vendéen ». Or, pour lui, la question se pose « de savoir quelle est la nature de la répression mise en œuvre par les révolutionnaires »[411]. Cependant dans le Bas-Poitou et le Pays de Retz, les républicains remportent quelques succès. Le premier sang de la guerre de Vendée est versé[29],[30]. ... les évènements de la guerre de Vendée constituent pourtant un chapitre particulièrement douloureux de l’histoire de France. De façon plus anecdotique, mais révélatrice, on peut noter que même à l’échelon de la justice de paix, on s’attache à protéger les plus faibles : ainsi, les enfants mineurs de la famille Cathelineau du Pin-des-Mauges, qui a fourni un généralissime de l’armée vendéenne, et dont les trois autres frères sont morts dans les rangs de l’armée catholique et royale, sont protégés par un juge de paix qui nomme un conseil de famille pour administrer leurs biens, alors qu’ils seraient une cible de choix pour une persécution. Entre autres arguments, Jean-Clément Martin note que, dans son ouvrage, Reynald Secher, qui pratique « une écriture d'autorité, condamnant l'histoire qui ne se soucie pas de vérité absolue », ne commente ni ne discute le mot « génocide ». Le traité provoque la division du camp royaliste[235]. En une nuit, le 18 octobre, La Rochejaquelein, le nouveau généralissime, fait traverser la Loire à toutes ses troupes : 20 000 à 30 000 combattants[118] accompagnés de 15 000 à 60 000 non-combattants (blessés, vieillards, femmes et enfants…)[119], soit entre 60 000 et 100 000 personnes au total[120],[121]. Jean-Clément Martin, Guerre de Vendée, dans l'Encyclopédie Bordas. Le Génocide franco-français (sous-titré La Vendée-Vengé) est un essai historique de Reynald Secher portant sur la guerre de Vendée (1793-1800) et la Révolution française publié en 1986 aux Presses universitaires de France, puis réédité le 17 août 2006 par Perrin . En 1792, les élites traditionnelles ne se représentent pas aux élections, marquant leur refus de l'évolution politique, et laissent la place à des notables plus modestes, mais appartenant aux mêmes réseaux et parentèles. Autre décret légiférant sur la « destruction de la Vendée », le décret du 1er octobre 1793 ajoute, aux femmes, enfants et vieillards de l'article 8 du décret du 1er août, les « hommes sans armes. La commission Vaugeois siège à Rennes et à Vitré, elle prononce 84 condamnations à mort, 33 aux fers, 31 à la détention et 391 acquittements. Essai sur la violence révolutionnaire 1789-1794, paru en 2000 aux éditions Gallimard, qualifie les exactions commises à l'encontre des vendéens de crime contre l'humanité : « Les souffrances infligées à la population vendéenne après la fin des combats et sans aucune relation avec les nécessités militaires constituent un crime sans équivalent dans l'histoire de la Révolution française, crime que l'on peut qualifier, aujourd'hui, de crime contre l'humanité et que la tradition républicaine, peu soucieuse de revendiquer cet épisode sans gloire de son moment inaugural, a longtemps occulté ou nié »[415]. Une étude juridique. LE NOUVEL OUVRAGE DE LA FDVGV. La fin de la Virée de Galerne marque le début d'une politique de représailles sanglantes. Poor coordination between the four Vendean armies led by Charette, Bonchamps, Cathelineau and Lyrot hampered the assault, and Cathelineau's forces were delayed in their deployment by fighting along the Erdre river with a Republican battalion. The Vendée Revolt was the setting for one of the BBC's The Scarlet Pimpernel (TV series) series entitled "Valentine Gautier" (2002). La grande histoire des guerres de Vendée. Début avril, les colonnes se mettent en marche avec pour objectif de pousser les rebelles vers la mer. Mais le 20 février, celui-ci fait connaître son refus[314],[283]. Auréolé par sa victoire à Quiberon, Hoche reçoit le 14 septembre les pleins pouvoirs du Comité de salut public, qui interdit toute intervention des représentants en mission présents sur place[277],[285],[286]. La Vendée connait encore d'ultimes et brèves insurrections avec une « troisième guerre » en 1799, une « quatrième » en 1815 et une « cinquième » en 1832 mais elles sont cependant d'une bien moindre ampleur. Dans le Centre, l'émigré Grignon, qui a supplanté Sapinaud, remporte un petit succès à La Flocellière le 14 novembre, mais il est battu et tué quatre jours plus tard à Chambretaud[328]. ", Mitchell, Harvey. When this proved impractical, he had the prisoners rounded up and put out on the Loire river in boats equipped with trap-door bottoms; when these opened the victims were left to drown. En Anjou, les insurgés prennent pour chefs Jacques Cathelineau, un simple colporteur, d'anciens soldats comme Jean-Nicolas Stofflet et Jean Perdriau et des nobles ex-officiers de l'armée royale comme Charles de Bonchamps et Maurice d'Elbée[33],[28],[34]. Charette parvient de justesse à s'échapper avec le gros de ses forces, mais les Vendéens laissent de nombreux morts, 200 à 300 femmes sont capturées, et 900 prisonniers républicains sont délivrés[132],[133],[134]. La Vendée (somme toute peu concernée du fait d'une faible ponction) ne représente que l'une des provinces qui s'insurgent en 1793, comme la vallée du Rhône, où l'agitation est endémique depuis 1790 et va durer jusqu'en 1818[20]. S’étalant de 1793 à 1796, la guerre de Vendée a fait entre 100 000 et 200 000 victimes, dont beaucoup de civils. Dans la Sarthe, ce sont les fermiers aisés et leurs alliés qui se soulèvent, alors que les ruraux dépendants des villes et leurs voisins tisserands représentent le fer de lance de l'insurrection dans les Mauges. La pacification ne s'avère être qu'éphémère. Le 14 mars La Roche-sur-Yon est abandonnée par les patriotes[46] et Palluau tombe aux mains des insurgés[48]. Côté républicain, la seule véritable offensive de l'été est menée par le général Huché, qui avec quatre colonnes s'empare de Legé et repousse une contre-attaque de Charette à La Chambodière le 17 juillet, mais qui massacre aussi sur son chemin plusieurs centaines de villageois[220]. EN OCTOBRE 2020 "1791 - 1794 LE SANG VENDÉEN" La FDVGV est remplie de fierté de vous annoncer qu'elle publie un ouvrage exceptionnel « 1791- 1794 le SANG VENDÉEN » en collaboration avec l'historien local Vendéen Jean-Henry BOUFFARD des Sables d'Olonne sur la guerre de Vendée (Vendéicide). Elles s'en emparent après un bref combat, mais les insurgés s'enivrent en fêtant leur victoire et sont surpris dans la soirée par un petit détachement républicain qui provoque la panique dans leurs rangs et les met en déroute[43],[33],[40].