La théorie standard étendue se distingue de la théorie standard en internalisant les formes organisationnelles dans le cadre de la rationalité substantielle. L'identification de … La décision stratégique. Note de lecture des étudiants MIP du Cnam, Allen Newell (1982), The knowledge level, Artificial intelligence, n°18, Herbert Simon, dix textes sur les sciences de la cognition et la pensée complexe. M.Houssel (2003), La tarification à la pathologie en soins de suite et de … 2 2. La rationalité limitée. La décision opérationnelle. Prix Nobel d’économie en 1978, il est considéré comme l’un des pères de la science de la décision (gestion) 3 À travers “The adaptive Toolbox[7]” et “Simple heuristic that make us smart”, Gerd Gigerenzer voit en ces heuristiques le moyen de prendre de bonnes décisions malgré les contraintes qui s’y rattachent. En bref, l’individu pourrait être amené à faire de mauvais choix. Posons X=2Y et un niveau d'utilité de 10 pour un panier (2;4). Ces systèmes d’aides à la décision ont été initialement définis comme des "systèmes informatiques interactifs aidant les décideurs à utiliser les données et les modèles pour résoudre des problèmes non structurés" (Scott Morton, 1971). Le processus rationnel de décision est alors itératif : les boucles du modèle I/M/C. En refondant totalement le concept de décision, l’œuvre de H. Simon (1916-2001) a eu un retentissement inégalé, aussi bien en informatique qu’en sciences de gestion : Au final, et en opposition à la vision économique standard d’une « pure » rationalité du CALCUL, on peut distinguer deux autres grandes propositions théoriques (voir Chanut et al. Les étapes du processus décisionnel Les facteurs de contingence. Pdf. Simon (prix Nobel 1978). La décision d'organisation. Les éléments théoriques contemporains. Un essai de réflexion en sciences de gestion. En d'autres termes, notre utilité dépend de la consommation d'un panier de bien et pour ce panier on attribue un niveau d'utilité. La résolution, compte tenu de notre limitation cognitive, est quasi impossible. Herbert Simon (1973), De la rationalité substantive à la rationalité procédurale, un « introuvable », mais disponible…, Herbert Simon (1955), A behavioral model of rational choice, The quarterly journal of economics, Herbert Simon (1969), Les Sciences de l’artificiel, Paris, Folio 2004. Dans la ligne de pensée d’Herbert Simon ces deux auteurs visualisent l’individu comme un être soumis à des émotions et prenant des décisions non rationnelles. D'après lui, l'attribution d'un niveau de satisfaction est trop complexe et peu réaliste. Définition des principaux concepts. Cependant, les heuristiques peuvent être mobilisées telles des outils. Rationalité « limitée », processus de décision… pour Herbert Simon (1969, 1973) décider c’est bien plus que choisir. La rationalité individuelle est limitée par les habitudes et les réflexes, les valeurs, la perception du contexte, la conception des objectifs à atteindre, l’étendue des connaissances et informations. Le niveau de risque étant déterminé selon un montant seuil propre à chaque variable. Au contraire, elle répond selon lui aux exigences de la situation, dans laquelle nos capacités de calcul sont limitées : c'est le caractère limité de la rationalité qui permet, in fine, le choix, et donc la possibilité d'agir à bon escient et à temps. L'individu ne semble donc pas aussi rationnel que les auteurs néoclassiques l'entendent. En fait, si notre course est parfaite, la balle devrait paraître relativement immobile dans les airs. Simon va développer à partir des hypothèses des courants néo-classiques une construction éthologique du processus de décision dans l’entreprise et focalise ce processus sur l’acteur et non plus sur l’hypothèse de la main invisible de la concurrence. La prise de décision se rapproche donc d'une modélisation de phénomènes du domaine de la physique. Si on se débarrasse d'un X mais que l'on tient à maintenir un niveau d'utilité constant, il faut récupérer 2Y. B- H.A.SIMON et la rationalité limitée Le choix devrait selon la conception classique présentée ci-dessus correspondre théoriquement à un optimum, mais H.A.Simon a montré que la plus part des C’est pourquoi l’hôpital a réduit le problème à trois variables dont l’âge et la tension sanguine. On étudie les limites de la rationalité standard, d'abord à travers les dilemmes sociaux étudiés par la théorie des jeux non-coopératifs, puis en mobilisant les apports récents de l'économie expérimentale relatifs à la coopération entre individus et entre groupes. Sen (1997) note plus loin que ce même Edgeworth, chantre de l’homo œconomicus, “was quite aware that this so-called first principle of Economics was not a particularly realistic one.” (p. 317). Or, face à l’urgence le médecin doit prendre une décision rapidement. Autrement dit, une solution simple est la plus adaptée face à certains problèmes complexe. H. Simon (prononcer « Saïmone« ) a reçu à la fois le « Prix Turing » en 1975 pour ses travaux en informatique (voir Intelligence artificielle et modèles de décision) et le « Prix de la banque de Suède en mémoire d’Alfred Nobel » en 1976 pour ses travaux sur les organisations (voir sur le site de l’association MCX-APC Les Introuvables en langue française de H.A. Les heuristiques peuvent se manifester sous forme d’intuitions et se renforcer avec l’expérience. Le modèle de H. Simon, et les propositions de H. Mintzberg et J-L Le Moigne; 2. Cette fonction, dite d'utilité, cherche à rationaliser la prise de décision et d'estimer l'impact qu'elle aura sur notre niveau d'utilité. Gerd Gigerenzer[1] a toutefois souligné que pour Simon, la rationalité limitée n'était pas moins bonne qu'une rationalité complète. Si la première nécessite d’utiliser les modèles classiques par les quantités d’information qui rentrent en jeu, la deuxième suggère d’utiliser les heuristiques. Cette utilité est cardinale. Il explique que l’individu fait face à des situations à risques et des situations d’incertitude. Il propose deux « déblocages » de la conception de l’entreprise comme lieu privilégié de la décision rationnelle : Le comportement humain est induit par l'information. La diversité des décisions. L'optimum atteint en Cm=Um semble loin des possibilités cognitives de l'être humain. D’après eux, les individus feraient preuve d’aversion aux pertes. Le dicton « Follow your gut » n’est pas mauvais en soi mais est au contraire vecteur à la réussite d’une entreprise. Dans une de ses conférences[8], Gerd Gigerenzer utilise l’exemple du footballeur voulant déterminer la trajectoire du ballon. Les heuristiques de jugement nous permettent donc, sous incertitude, de prendre de bonnes décisions compte tenu des contraintes de notre environnement. A l'inverse, classer les choix de consommation semble plus facile dans la mesure où le niveau de satisfaction est relatif. Ces derniers vont nous permettre, à base de raccourcis cognitifs, de réagir plus vite à une situation et vont faciliter notre prise de décision. En définissant l'acteur stratégique comme pouvant être individuel ou collectif, Crozier et Friedberg[9] posent que son comportement peut être expliqué par le calcul rationnel qu'il fait dans sa situation (telle qu'il la perçoit ou ce dont il a conscience) en fonction de "gains" qu'il escompte (c'est-à-dire ce qu'il peut gagner, ce qu'il peut en tirer). Pour finir, la fonction d'utilité est concave. J-C Pomerol (2002), L’apport de Herbert Simon dans le management et la décision. Ce qui est donc le plus fondamental ici, c’est que la théorie générale de la rationalité est un formidable outil proposé aux sociologues pour dépasser les apories de la théorie du choix rationnel (TCR) et surtout étendre les limites de la rationalité. À partir de ce postulat, la meilleure solution d'un individu peut différer de celle d'un autre. Avec une simple réponse binaire (oui/non) le diagnostic est établi. Les SIAD sont des systèmes d'information, ayant pour but l'aide à la résolution de problèmes et à la prise de décision. Face aux différentes contraintes (mémoire à court terme faible, mémoire à long terme peu fiable, biais cognitifs, limites économiques, limites temporelles, …) compliquant la prise de décision rationnelle et donc non optimale, l’apparition des ordinateurs a, en partie, rendu possible le dépassement de ces limites. En effet, le postulat de rationalité limitée a été diversement traduit par des analyses qui – telles la Théorie Positive de l’Agence, la Théorie des Coûts de Transaction ou encore l’Economie des Conventions –, se distinguent voire s’opposent par ailleurs quant à leur acception des concepts d’opportunisme, de confiance ou d’altruisme. En complément de ce modèle général :  J-L Le Moigne, H. Mintzberg. Simon.Ils avaient traduit et publié ce document dans le numéro 3 (octobre 1992) de la revue (ISSN 1157 2884.L'article était introduit par une note que l'on reproduit ci après. Simon). Sur le graphique, cet optimum est atteint lorsque la Courbe d'indifférence est tangente à la contrainte budgétaire. Cependant le nombre de variables incertaines (vitesse du vent, rotation de la balle, force de la frappe) est immense. Il doit donc utiliser un modèle mathématique complexe et le résoudre dans un temps très bref. Ce taux correspond donc à la dérivée de notre courbe d'indifférence. Les choix ne sont pas raisonnés, mais procéduraux et choisir une action implique une renonciation à une autre action. Textes réunis et traduits par Jean-Louis Le Moigne sur le site du Réseau Intelligence de la Complexité, Jean-Louis Le Moigne (2009), L’Intelligence de l’Action appelle l’exercice de la Pensée Complexe, Conférence introductive Synergies Monde n° 6, H. Mintzberg, D. Raisinghani, A. Théorêt (1976), The structure of ‘unstructured’ decision processes, Administrative Science Quarterly, Vol. La « rationalité limitée » aboutit aussi à des décisions non optimales en matière de prévention, avec des attitudes suscitées plus par l’émotion que par la réflexion, amenant à des craintes excessives ou au contraire à un déni des dangers et à une trop grande confiance et une banalisation, à l’origine soit de surprotection inutile, soit de sous-protection néfaste. L'Homo oeconomicus cherche à maximiser son bien-être en minimisant ses coûts. En continuant sur le site vous acceptez l'utilisation de ce cookie. La théorie non standard se distingue de la théorie standard étendue par la prise en compte des organisations et Une rationalité limitée dans le contexte particulier des relations internationales; ... La théorie des jeux et la théorie de la dissuasion : des théories politisées en marge de la théorie réaliste; La dissuasion nucléaire, une pseudo-théorie du choix rationnel ? 1976), il met notamment l’accent sur une, Herbert Simon est considéré comme l’un des grands contributeurs de, En dépassant la trop simple hypothèse de l’optimisation, Herbert Simon est aussi considéré comme le plus grand contributeur de la, soit cette vision « standard étendue » de. Les théories néoclassiques définissent un acteur (homo economicus) comme étant parfaitement rationnel dans sa prise de décision, qui se fait après une période de réflexion poussée, et non par hasard. (1976). Des comportements peuvent même paraître "irrationnels" mais c'est parce que les autres acteurs n'ont pas les clés pour comprendre les objectifs (parfois cachés) de l'acteur. C'est un comportement qualifié d’administratif. Pour H. Simon, cette dernière phase donne lieu à une, Henry Mintzberg teste et décompose le modèle I/M/C dans la pratique des organisations (voir Mintzberg et al. Les limites des théories néoclassiques décrites précédemment permettent de comprendre dans quel environnement évolue l’individu. A ce sujet, Edward Tsang soutient notamment que la rationalité effective d'un agent est déterminée par son intelligence informatique ("computational intelligence")[10]. Au sein de l'entreprise, le fonctionnement dépend de la position relative des acteurs. Au contraire, face à des problèmes génériques et à risque, les modèles mathématiques et probabilistes semblent être plus efficaces. Ici, les heuristiques inconscientes ont permis à un agent de résoudre un problème complexe de manière très simple et ce en réduisant le nombre de variables à prendre en compte. Né en 1916 à Milwaukee, mort 2001 à Pittsburgh. Nous remercions les éditeurs de la Revue PISTES, qui veulent bien nous communiquer l'enregistrement de ce texte important de H.A. 2. Si le panier évolue et modifie le niveau d'utilité, c'est toute la courbe qui se déplace. La théorie de la rationalité limitée de Herbert Simon La cognition humaine est limitée et imparfaite: même si nous parvenions à obtenir toutes les informations disponibles sur un problème à résoudre, nos échecs de raisonnement nous empêcheraient de prendre la décision optimale.. 1Un des thèmes centraux de la sociologie wébérienne est la spécificité du rationalisme occidental, dont la marque serait selon lui reconnaissable dans toutes les dimensions de notre civilisation.Mais Weber reconnaît par ailleurs que les concepts de rationnel, rationalisation, sont équivoques. Daniel Kahneman est né en 1934 à Tel Aviv, bien qu'il ait grandi en France à l'époque de la Seconde Guerre mondiale. Au niveau économique ses travaux ont interrogé l'effcacité du fordisme et remis en cause les théories ... utilitariste et dans une grande partie de la théorie économique classique. Afin de prendre une décision optimale et « rationnelle », il faudrait récolter et recouper dix-neuf variables quantitatives, ce qui demande du temps. Dans cet optique, la fonction d'utilité semble loin de la réalité du processus de prise de décision et définir l'impact exact de nos choix sur notre niveau de satisfaction semble impossible. Cependant, certaines situations spécifiques requièrent l'utilisation de modèles classiques (donc mathématiques) dans le but de prendre une décision optimale. Grâce à l’informatique, les procédures de prise de décision peuvent ainsi être codées via des algorithmes de calculs et des heuristiques. Allen Newell (1982), The knowledge level, Jean-Louis Le Moigne (2009), L’Intelligence de l’Action appelle l’exercice de la Pensée Complexe, Conférence introductive. La dernière modification de cette page a été faite le 19 novembre 2020 à 17:27. DE LA RATIONALITÉ SUBSTANTIVE A LA RATIONALITÉ PROCEDURALE Herbert A. Simon . Chacun se détermine en fonction de ce qu’il imagine être la stratégie de l’autre. Dans cette optique, les décideurs ont tendance à choisir des solutions satisfaisantes plutôt qu'optimales. *Réponse :"oui, sans doute, mais de façon... limitée !" Management & Avenir, 48(8), P. Huard (1980), Rationalité et identité : vers une alternative à la théorie de la décision dans les organisations. La décision dans les organisations n’est pas un simple calcul coûts/avantages pour optimiser une utilité espérée (comme le postule la théorie économique classique, dans sa vision dite de l’Homo economicus en lieu et place de l’Homo sapiens). Chaque coordonnée de la courbe d'indifférence correspond à ce niveau d'utilité. Les actions ne sont pas guidées par une pensée rationnelle mais par l'habitude, l'ethos.