Ces derniers, au nombre de 8 000 à 9 000, hommes, femmes et enfants, sont entassés dans la prison de l'Entrepôt des cafés[150]. D'autres, comme Le Moëlle et Dabbaye, sont tués[317]. Dans l'armée, des officiers refusent de suivre la politique de dévastation de leurs collègues, réussissant parfois à en traduire certains devant des tribunaux et à les faire exécuter »[419]. Jonassohn, Kurt and Solveig Bjeornson, Karin. Auréolé par sa victoire à Quiberon, Hoche reçoit le 14 septembre les pleins pouvoirs du Comité de salut public, qui interdit toute intervention des représentants en mission présents sur place[277],[285],[286]. En Normandie, au moins 43 condamnations à mort sont prononcées à Granville par une commission militaire[137], 13 personnes sont condamnées à Coutances[138], tandis qu'à Alençon le tribunal criminel condamne 189 personnes à la peine de mort, dont 172 prisonniers vendéens[139]. Mais ils sont écrasés trois jours plus tard par une contre-attaque vendéenne, des centaines de soldats sont faits prisonniers. Accusé de « trahison », il est guillotiné six mois plus tard à Paris[52]. Les premières vagues importantes arrivent dès le 10 mars 1793 à Nantes. The Vendéens proved unable to take the bridge for six hours, until Louis Marie de Lescure (fighting in his first battle) showed himself alone on the bridge under enemy fire and encouraged his men to follow him, which they did, crossing the bridge. Le premier bilan humain de la guerre de Vendée est donné le 1er décembre 1794 devant le Comité de Salut public par neuf conventionnels représentant trois des départements impliqués dans la révolte, qui assurent qu'une population de 400 000 personnes a été anéantie[344]. Le 15 mars, Chantonnay et Clisson sont prises à leur tour[49]. Salut et fraternité[385]. Cette mise en accusation est appuyée sur la mise au jour, après Thermidor, des exécutions, des massacres et des destructions de la guerre civile et de la Terreur. De son côté, Sapinaud attaque sans succès Landes-Genusson le 25 novembre[303]. Alain Gérard salue également ces recherches, qui selon lui mettent « fin à près de deux siècles de chiffres en délire »[357]. The Republicans there were taken from behind by the cavalry under Charles de Bonchamps, which had crossed the river at a ford. Le 27 novembre, Delaage bat Charette à Saint-Denis-la-Chevasse[300]. Les villes de Fontenay-le-Comte, Thouars, Saumur et Angers sont brièvement envahies, en revanche les Vendéens échouent devant Nantes. ", "Jacques Villemain, Vendée, 1793–1794. Épuisés les Vendéens refusent de quitter les lieux et prennent du repos, mais le 12 décembre ils sont attaqués par l'armée républicaine, forte de 20 000 à 30 000 hommes commandés par Marceau et Kléber[123]. He used dubious statistical methods to establish population losses and fatalities, statistical processes that inflated the number of people in the region, the number and value of houses, and the financial losses of the region. Traqué par les colonnes mobiles républicaines, il demeure constamment en mouvement dans les environs de Belleville, Saligny, Dompierre et Le Poiré[304]. Le 14 novembre, ils sont devant Granville. Le 12 février, Charette, Sapinaud et plusieurs de leurs officiers rencontrent les représentants en mission au manoir de La Jaunaye, à Saint-Sébastien, près de Nantes[231],[234]. Secher argued that the actions of the French republican government during the War in the Vendée was the first modern genocide. Dans son livre, Babeuf, reprenant les critiques des Enragés qui défendaient l’application immédiate de la constitution de l'an I, dénonce la Terreur, qu'il juge responsable des massacres commis en 1793-1794, et attaque (avec les modérés, les muscadins et les néohébertistes) les Montagnards et les Jacobins. The split formed with the application of the Civil Constitution of the Clergy and the oath to support it, in 1790–1792. Paris: Éditions Perrin 2017. Le plan de Turreau concerne le territoire de la Vendée militaire, qui comporte 735 communes, peuplées au début de la guerre de 755 000 habitants[190]. Le 26 décembre, le Directoire lui donne le commandement de l'Armée de l'Ouest, de l'Armée des côtes de Brest et de l'Armée des côtes de Cherbourg qui fusionnent pour former l'Armée des côtes de l'Océan[287],[283]. Le 1er juin, une colonne républicaine est écrasée à Mormaison[217]. Dans ce contexte, l'Assemblée législative prend, en novembre 1791 et le 27 mai 1792, des décrets répressifs contre le clergé réfractaire, dont le culte est interdit. Il entre dans mes projets, et ce sont les ordres de la Convention nationale[387], d'enlever toutes les subsistances, les denrées, les fourrages, tout en un mot dans ce maudit pays, de livrer aux flammes tous les bâtiments, d’en exterminer tous les habitants… Oppose-toi de toutes tes forces à ce que la Vendée prenne ou garde un seul grain… En un mot, ne laisse rien à ce pays de proscription[388]. ». Le 11 avril, Berruyer, parti de Saint-Lambert-du-Lattay, arrive à Chemillé où il rencontre les forces de d'Elbée. Cette conception a été reprise à la fois par des écrivains royalistes et catholiques, pour la « magnifier », et des écrivains et historiens républicains, au XIXe et au début du XXe siècle. Le 18 mars, elle prend Chantonnay aux insurgés, puis avance vers Saint-Fulgent[52]. Son second, Baudry d'Asson, évacue quant à lui Challans et Saint-Gilles-sur-Vie le 29 mai et regagne Les Sables-d'Olonne[100]. Turreau, ainsi que son successeur, Vimeux, doivent alors se limiter à une stratégie défensive : ils mettent fin aux colonnes mobiles et installent des camps retranchés pour protéger la rentrée des récoltes vers les villes[213],[214],[216]. Charette est informé de l'expédition, mais il fait savoir que Challans, Bouin, Beauvoir-sur-Mer et Machecoul sont tenus par les républicains et qu'il ne peut lancer un assaut sur l'île depuis les terres[275]. En 1793, des soulèvements se produisirent également à Clermont-Ferrand, Bordeaux, Grenoble, Tournais, Angoulême ou Dunkerque[417]. Enfin, l'alphabétisation y est plutôt faible, par rapport au nord et à l'est du pays, avec 10 à 20 % des conjoints sachant signer leur nom[17]. [77], With Le génocide français, Reynald Secher's thesis for the Doctorat d'État began with a generalization of the standard arguments to the whole region. By early April, in areas north of the Loire, order had been restored by the revolutionary government, but south of the Loire in four departments that became known as the Vendée militaire there were few troops to control rebels and what had started as rioting quickly took on the form of a full insurrection led by priests and the local nobility. De son côté la Convention thermidorienne décide de passer à une politique de clémence. Cathelineau est mortellement blessé et les paysans, démoralisés, se retirent. Chaîne officielle TVLibertés 44,650 views. De l'autre côté, « les insurgés ont repris les habitudes anciennes des révoltes rurales, chassant et mettant à mort les représentants de l'État, pillant les bourgs, avant que leurs chefs ne réussissent à les détourner, pendant un temps, de ces pratiques qui ont un aspect de revanche et une dimension messianique[420]. Hervé Coutau-Bégarie et Charles Doré-Graslin (dir. Le tout au nom d’un conflit idéologique entre la République venue proclamer l’homme nouveau à grand renfort de baïonnettes, et une population rurale attachée à ses traditions, notamment religieuses. Affaibli par des désertions au sein de ses troupes, Boulard abandonne cependant le bourg le 17 mai et se replie une nouvelle fois sur La Mothe-Achard[99]. Si pour l’historien ce sont les Bleus qui, dès 1793, construisent l’image d’une Vendée symbole de la contre-révolution, ce sont les Blancs et leurs successeurs qui utilisent et retournent cette image aux XIXe et XXe siècles pour asseoir une identité régionale. À l'autre bout de la Vendée, dans le Bas-Poitou et le Pays de Retz, les combats tournent également en défaveur des républicains malgré quelques succès initiaux. Il consiste en un article unique : « La République française reconnaît le génocide vendéen de 1793-1794. Dans le no 24 du Tribun du peuple, déjà, il dénonce les thermidoriens qui parlent du gouvernement révolutionnaire « comme du saint des saints avec vénération et respect et avec indignation du gouvernement de Robespierre, de la Terreur et du système de sang, comme si tout cela n'était pas une seule et même chose ! En juin, les effectifs de l'Armée de l'Ouest ne sont plus que de 50 000 hommes, contre 100 000 en janvier[215]. L'ensemble des exactions fit, entre 1792 et 1801, de plusieurs dizaines de milliers à peut-être plus de 100 000 victimes. [62][63][64][65][66] Claude Langlois (of the Institute of History of the French Revolution) derides Secher's claims as "quasi-mythological". Pas question de dérapage, de tyran ou de « génocide », ni de « proconsuls » pour les représentants en mission... »[428].S'attachant à la question mise au programme des concours du CAPES et de l’agrégation d’histoire en 2005-2006, telle qu'elle a été traitée dans le manuel dirigé par Patrice Gueniffey, dans l'article « À propos des révoltes et révolutions de la fin du XVIIIe siècle. Pour affermir son hypothèse, il reprend le mot « populicide » cité par Babeuf, dont il réédite le texte sous un nouveau titre[378]. Pour eux, l'ensemble de la région est dominée par la Contre-révolution ou le fédéralisme. This conflict originated in the 19th century between two groups of historians, the Bleus, named for their support of the republicans, who based their findings on archives from the uprising and the Blancs, named for their sup… La Rochejaquelein et Stofflet parviennent à traverser le fleuve avec une poignée d'hommes, mais ils sont aussitôt dispersés par quelques détachements républicains. Cette identité est un outil de mobilisation sociale mais aussi un instrument politique contemporain. Baco de la Chapelle stood on a dustcart that he called the 'chariot of victory' to urge the people on, even after he had been wounded in the leg. Il tente de s'emparer de Saint-Fulgent le 9 janvier, mais il est battu à deux reprises par l'adjudant-général Joba. Les Vendéens marchent alors sur Saint-Florent-le-Vieil, mais ils se heurtent en chemin à l'adjudant-général Dusirat, et se retirent après un combat indécis. [29] In October 1793, in order to punish the Vendean prisoners taken after the failure of the siege of Nantes, Jean-Baptiste Carrier ordered them to be shot en masse. ». Des troupes de l'Armée de l'Ouest et de l'Armée des côtes de Brest effectuent alors leur jonction pour former une force de plus de 25 000 hommes, qui est placée sous les ordres du général Rossignol, le successeur de Léchelle, destitué. La Convention nationale était persuadée que la révolte en Vendée était un complot, venant notamment d’Angleterre contre la République. Cette débandade achève de démoraliser les Vendéens : Charette est abandonné par la plupart de ses hommes et ne peut plus rassembler que quelques centaines de combattants[283],[306],[304]. Ces derniers donnent leur approbation au plan de Turreau[188], estimant disent-ils qu'il « n'y aurait de moyen de ramener le calme dans ce pays qu'en en faisant sortir tout ce qui n'était pas coupable et acharné, en en exterminant le reste et en le repeuplant le plus tôt possible de républicains »[189]. Partis du sud, les 11 000 hommes de la colonne de Niort, commandée par Chalbos et Westermann battent les forces de Lescure, La Rochejaquelein et Stofflet le 9 octobre et s'emparent de Châtillon. London: Greenhill, 1998, p. 48. Ultimately, the uprising was suppressed using draconian measures. Il délivre 2 000 prisonniers républicains, pille les magasins des insurgés et s'empare des archives du Conseil supérieur des Blancs. À Saumur, 1 700 à 1 800 personnes sont emprisonnées, 950 sont exécutés par les fusillades ou la guillotine, 500 à 600 périssent en prison ou meurent d'épuisement[175]. Le 30 mai, les insurgés se structurent davantage en formant à Châtillon-sur-Sèvre un Conseil supérieur de la Vendée chargé d'administrer les territoires conquis et en réorganisant l'armée en trois branches[63] : Armée « populaire », elle trouve un soutien tant au niveau logistique que militaire parmi le petit peuple des campagnes. En effet, suite à la défaite de la Bataille de Pont-Charrault, le général Louis Henri François de Marcé qui commandait les troupes républicaines est condamné à mort, car il est considéré comme un traître à la patrie[418]. [27], On 24 June 1793, the commanders of the Catholic and royalist army issued an ultimatum to the mayor of Nantes, Baco de la Chapelle to surrender the city or they would massacre the garrison. La guerre de Vendée est une guerre civile qui opposa pendant la Révolution française, dans l'Ouest de la France, les républicains (surnommés les « bleus ») aux royalistes (les « blancs ») entre 1793 et 1796, avec d'ultimes sursauts en 1799, 1815 et 1832. La Vendée (somme toute peu concernée du fait d'une faible ponction) ne représente que l'une des provinces qui s'insurgent en 1793, comme la vallée du Rhône, où l'agitation est endémique depuis 1790 et va durer jusqu'en 1818[20]. », L’Histoire, n°311. ), Voir l'intervention de Timothy Tackett, dans. Le général Lescure succombe ce jour-là des suites de sa blessure reçue à Cholet. La répression en Vendée étant le point d’acmé de la guerre civile en France, elle lui a servi de modèle », expliquait ainsi Stéphane Courtois au cours d’une interview accordée au journal Presse Océan le … [13] Nearly all the purchasers of church land were bourgeois; very few peasants benefited from the sales. Le 26 avril, Pornic, désormais isolée, est abandonnée par les insurgés[80],[81]. Jean-Clément Martin, « La Révolution a coupé la France en deux », Madame de la Rochejaquelein, veuve d'un des chefs vendéens, explique, dans ses, « aucun prélat ecclésiastique ne suivra l'insurrection vendéenne. Dans les six premières semaines de l'année 1795, les derniers prisonniers vendéens sont libérés[227]. Il remonte ensuite sur Cholet, mais Turreau fait évacuer la population et incendier la ville ; les Vendéens ne trouvent que des ruines[208]. Le 8 décembre, ils mènent une attaque sur Legé qui est repoussée. Les deux camps laissent des milliers de morts et de blessés sur le champ de bataille. Mais le 18 septembre les 2 000 hommes de Kléber se retrouvent face à l'armée d'Anjou menée par d'Elbée, Lescure et Bonchamps. L'armée vendéenne quitte Thouars le 9 mai et poursuit vers le sud[84] : le 11 elle s'empare de Parthenay et le 13 La Châtaigneraie est prise et pillée après un combat contre les 3 000 hommes du général Chalbos. Ainsi, il n'est pas possible de déterminer les pertes enregistrées parmi les combattants et les civils étrangers aux quatre départements de la « Vendée militaire » (certains originaires des colonies), peu nombreux, dans l'ensemble, parmi les rebelles, mais qui représentaient la plus grande part des troupes républicaines. Le 16 janvier, Hédouville est remplacé par Guillaume Brune à la tête de l'Armée d'Angleterre, qui reprend bientôt son ancien nom d'Armée de l'Ouest. Cependant son armée est également l'objet de dissensions et plusieurs de ses officiers signent la paix le 26 février, promettant de ne plus jamais prendre les armes contre la République[237]. En 1998, Max Gallo s'est lui aussi déclaré contre l'hypothèse d'un « génocide vendéen » dans l'article « Guerre civile oui, génocide non ! Forte de seulement 1 300 hommes, la garnison républicaine s'enfuit sur Nantes, laissant derrière elle tous ses canons, au moins une centaine de morts et 500 prisonniers[101]. Patrice Gueniffey, dans son ouvrage La politique de la Terreur. [7] The conflicts that drove the revolution in Paris, for example, were also lessened in this particularly isolated part of France by the strong adherence of the population to their Catholic faith. The region, and its towns, were eliminated; even the department name of Vendée was renamed Venge. Jacques Villemain. It was not the fall of the old regime that aroused the population against the Revolution, but rather the construction of the new regime into locally unacceptable principles and forms: the new map of districts and departments, the administrative dictatorship, and above all the non-juring priests. "[72], Debate over the characterization of the Vendée uprising was renewed in 2007, when nine deputies introduced a measure to the Assemblée nationale to officially recognize the republican actions as genocidal. Vaincus militairement, les Royalistes tentent de prendre le pouvoir par les élections. La Charte de l'ONU et l'article 8 de la convention de Genève obligent la communauté internationale à intervenir pour « prévenir ou arrêter des actes de génocide ». [60], This focus was popularized in the English-speaking world in 1986, with French historian Reynald Secher's A French Genocide: The Vendée. Elle est très nombreuse et systématiquement éloignée du théâtre des opérations. Their attempts to take the city were unsuccessful. À la suite de ces échecs, Canclaux donne l'ordre de repli général sur Nantes, Clisson est évacuée et incendiée. From then, the local conflicts grew more sharply defined, over the choice between juring and non-juring priests. Génocide en Vendée - 1793-1794, Jacques Villemain, Cerf. À partir d'octobre, des cantons entiers remettent leurs armes et font leur soumission à la République[294],[281]. Dans le Maine-et-Loire, Henri Menuau n'arrive pas à faire préciser ce qui doit être détruit en « Vendée » »[416]. En janvier, il signe la paix avec le général Willot, mais l'accord, jugé trop conciliant, est dénoncé par Hoche[304],[305]. Celui-ci attaque Challans sans succès le 7 avril, puis il s'empare de Moutiers-les-Mauxfaits le 19 avril[211]. Depuis un siècle, l'historiographie a largement renouvelé la question. Blessé, il tente de se cacher des colonnes républicaines en trouvant refuge au Val de Morière, à Touvois, avec les quelques centaines d'hommes qui lui reste. Les survivants, dispersés en petites bandes se cachent dans les bois du Maine, de Haute-Bretagne ou du Morbihan, appuyés par une partie des populations locales. Le mécontentement était latent. Avant la Révolution, gérés par le clergé, ils étaient au service des communautés rurales. C'est souvent la contestation de l'un de ces éléments qui fait débat pour la reconnaissance officielle d'un crime en tant que génocide[361]. Si le terme de […] Le général vendéen lui répond avec enthousiasme le 10 juin[255]. Stefan Berger, Mark Donovan, Kevin Passmore (dir. Cependant aucun navire britannique n'attend les royalistes, la ville se défend et l'assaut est un échec complet. Le 12, devant la Convention, Barère dénonce une « barbare et exagérée exécution des décrets », il reproche au général d'avoir incendié des villages paisibles et patriotes au lieu de traquer des insurgés[183]. Nous avons donc décidé de publier les réactions les plus significatives, accompagnées des réponses de François Lebrun. ». [22] After six hours of fighting, rebel reinforcements arrived and routed the Republican forces. Les décisions arrêtées marquent une volonté d'apaisement et une recherche de composition avec la République[295],[271]. EN OCTOBRE 2020 "1791 - 1794 LE SANG VENDÉEN" La FDVGV est remplie de fierté de vous annoncer qu'elle publie un ouvrage exceptionnel « 1791- 1794 le SANG VENDÉEN » en collaboration avec l'historien local Vendéen Jean-Henry BOUFFARD des Sables d'Olonne sur la guerre de Vendée (Vendéicide). A large band of peasants under the leadership of Jacques Cathelineau and Jean-Nicolas Stofflet seized Saint-Florent-le-Vieil on 12 March. Pour les Républicains, la priorité est de reprendre l'Île de Noirmoutier afin d'empêcher les Vendéens d'entrer en contact avec les Britanniques. Laval est prise le 22 octobre. Charette décide alors de se porter sur l'Anjou afin d'étendre son influence. Thus, the arrival of recruiters reminded locals of the methods of the monarchy, aroused resistance nearly everywhere in the countryside, and set in motion the first serious signs of sedition. Le comité de salut public envoie également à l'armée de l'Ouest Jean-Baptiste Carrier, pour compléter le rétablissement de l'ordre. Inside the city were Republicans from the surrounding countryside who had fled to Nantes for safety, fortifying the defenders with tales of the horrors that the rebels inflicted on towns they managed to take. D'autres troupes sont envoyées former les garnisons des villes à préserver. Le tout au nom d’un conflit idéologique entre la République venue proclamer l’homme nouveau à grand renfort de baïonnettes, et une population rurale attachée à ses traditions, notamment religieuses. L'exemple vendéen des années 1980 et du début des années 1990 illustre les défis nouveaux qui se posent à l’historien de la mémoire. Mais le 20 février, celui-ci fait connaître son refus[314],[283]. [81] Mark Levene, a historian who specializes in the study of genocide,[82] considers the Vendée "an archetype of modern genocide". La bataille, dite du « Pont-Charrault » a impact psychologique immense qui porte jusqu'à Paris[53]. D'après ses assertions, les membres du comité de salut public, autour de Robespierre, visant l'établissement de la plus grande égalité possible en France (projet dont il se déclare par ailleurs solidaire), auraient planifié la mort d'un grand nombre de Français[369]. ». En revanche, Stofflet signe et fait diffuser le 28 janvier un manifeste rédigé par l'abbé Bernier condamnant le processus de pacification[231],[233]. Ces mesures provoquent l'hostilité des patriotes vendéens et plusieurs d'entre eux refusent d'obéir[338]. » Précisant le second point, il note : « Après l’expansion au dehors, on incrimine le colonialisme intérieur. Le 7 avril, le général Henri de Boulard sort des Sables d'Olonne avec 4 280 hommes[71]. [19], Geographically, the insurrection occurred within a rough quadrilateral approximately 60 miles (97 km) wide. Elle couvre à la fois les aspects chronologiques et sociologiques, mais aussi l’attitude des autorités quant à leur accueil. Le 23 avril, un détachement réoccupe Challans[77]. Entre le 19 et le 31 mai, entre 650 et 1 000 familles arrivent à Angers. Guerre de Vendée : "Il n'est pas possible de parler de 'génocide'" Dans un ouvrage consacré aux guerres de Vendée, Patrick Buisson relance la thèse du "génocide vendéen". Il rappelle que l'un et l'autre excluent les femmes, les enfants et les vieillards (auxquels le décret du 1er octobre 1793 ajoute les hommes sans armes), qui doivent être protégés. D'après leurs résultats, on compte 50 000 morts pour le Maine-et-Loire, 49 677 pour la Loire-Atlantique, 50 000 pour la Vendée et 15 000 à 33 363 pour les Deux-Sèvres. À Doué-la-Fontaine, du 30 novembre 1793 au 22 janvier 1794, 1 200 personnes sont emprisonnées, 350 à 370 sont exécutées et 184 meurent en prison[176]. Les travaux de Reynald Secher ont également connu un certain retentissement hors du monde universitaire et ont été repris dans les médias. Le 21 mars, toutes les bandes de l'Anjou se réunissent à Chemillé, formant au moins 20 000 hommes, et marchent sur Chalonnes-sur-Loire[39]. Aux côtés du maire Baco de la Chapelle, le général Canclaux, chef de l'armée des côtes de Brest, réunit 3 000 hommes de ligne et cavaliers, auxquels s'ajoutent 2 000 volontaires, 5 000 gardes nationaux et 2 000 ouvriers employés à la réparation des armes, soit un total de 12 000 hommes, contre les 15 000 de l'armée du Bas-Poitou et du Pays de Retz commandés par Charette sur la rive gauche de la Loire et les 18 000 de la « Grande Armée » sur la rive droite, menés par Cathelineau. The War in the Vendée (1793; French: Guerre de Vendée) was a counter-revolution in the Vendée region of France during the French Revolution.The Vendée is a coastal region, located immediately south of the Loire River in western France. Ce dernier, ayant également joint sa troupe à celle de Joly est cependant mis en fuite par Turreau et Cordellier à la forêt de Gralas. Il y parvient sans rencontrer de résistance sérieuse, rallie 600 à 900 Angevins, et rencontre à Maulévrier Henri de La Rochejaquelein, rescapé de la Virée de Galerne. Charette et Sapinaud se montrent ouverts aux propositions de paix et envoient à leur tour deux émissaires, de Bruc et Béjarry, qui rencontrent les représentants en mission à Nantes entre le 28 et le 30 décembre[231],[232]. Guerres de Vendée – Le génocide vendéen. Si en 1791 la Constitution civile du clergé provoque de forts mécontentements, c'est au moment de la levée en masse, en mars 1793, que la rébellion vendéenne se déclenche, dans un premier temps comme une jacquerie paysanne classique, avant de prendre la forme d'un mouvement contre-révolutionnaire. Seuls resteront en pays dissident de modestes prêtres qui s'intégreront à l'armée paysanne sans jamais participer aux batailles », Guerre des Vendéens et des Chouans Tome 2. La consigne est de passer au fil de la baïonnette tous les rebelles « trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises, » ainsi que « les filles, femmes et enfants qui seront dans ce cas. Par ailleurs, le 23 février 2012, une proposition de loi « tendant à abroger les décrets du 1er août et du 1er octobre 1793 » a été déposée par 52 sénateurs de droite et du centre[395]. Une deuxième vague de réfugiés a lieu d’août 1793 à janvier 1794. 426–34, et « Les dérives vendéennes de l'imaginaire révolutionnaire Â», AESC, n°3, 1988, pp. Le 15 mai, Charette et Joly attaquent Palluau, mais ils sont également repoussés par les forces de Boulard, pourtant largement en sous-nombre[99]. Les fusillades de Nantes font 2 600[158] à 3 600 victimes[155]. Mais privées de soutien, les forces de d'Elbée et Bonchamps ne peuvent espérer empêcher la retraite des républicains sur Nantes et sont repoussés. L'histoire officielle a longtemps désigné la guerre de Vendée comme le foyer principal d'une contre-Révolution royaliste et catholique, dévouée au roi et aux prêtres réfractaires. Ces derniers évacuent alors Saumur qui est réoccupée le 26 juin par les républicains[93]. Cathelineau himself was shot at the head of his forces, causing his men to lose heart and retreat; ultimately, the Vendeans were unable to take the city. Le Génocide franco-français (sous-titré La Vendée-Vengé) est un essai historique de Reynald Secher portant sur la guerre de Vendée (1793-1800) et la Révolution française publié en 1986 aux Presses universitaires de France, puis réédité le 17 août 2006 par Perrin.. Les historiens Jean Meyer et Pierre Chaunu ont rédigé respectivement la préface et l'avant-propos de l'ouvrage. Il est possible que ce bilan puisse dériver du mémoire rédigé quelques semaines auparavant par le conventionnel Lequinio[345]. Le 13, Carnot somme Turreau de « réparer ses fautes », de mettre fin à sa tactique de dissémination des troupes, d'attaquer en masse et d'exterminer enfin les rebelles[184] : « Il faut tuer les brigands et non pas brûler les fermes »[185]. Ce dernier se révèle rapidement être un général incompétent, et certains représentants en mission laissent officieusement la direction de la colonne nantaise au général Kléber[113]. Le 15 octobre les Mayençais attaquent la ville. Pour protéger leur territoire, les insurgés repassent massivement sur la rive gauche de la Loire[104]. Patrice Gueniffey, dans l'ouvrage cité ci-dessus, La politique de la Terreur, fait toutefois la remarque suivante : « Mais la Convention ne doit pas être absoute pour autant : le Comité de salut public semble avoir donné en octobre une plus grande extension au décret du 1er août, et au début 1794 il approuvera l'extermination »[422]. La Vendée militaire sera profondément marquée par ce passage dramatique de son histoire, tant dans le paysage que dans les mentalités, et en conserve encore aujourd'hui le souvenir via des associations, lieux de mémoire et de spectacles (Mémorial de la Vendée, Refuge de Grasla, Puy du Fou), musées (Historial de la Vendée), etc. De nos jours, la question du génocide vendéen fait toujours débat entre les historiens sur la qualification – crime de guerre, génocide … – qui doit être donnée à ces massacres. Le 13 juillet, il annonce que « les troubles de l'Ouest sont terminés »[325]. Ne se sentant pas soutenu, Turreau présente par deux fois sa démission le 31 janvier et le 18 février, elle est à chaque fois refusée malgré les dénonciations des administrateurs départementaux[186].